L’Iran et le concept de géo Intelligence, quels enseignements pour les africains

Lorsque j'analyse les actions de l'Iran depuis 2015 je ne peux m'empêcher d'être raisonnablement admiratif. En effet ce pays a bâti une véritable stratégie de puissance basée sur une maîtrise de la géopolitique, de la géoéconomie, des services de renseignements, de l'intelligence Économique et Stratégique et des progrès de la technologie. Doublé d'une véritable PATIENCE STRATÉGIQUE, elle s'affirme aujourd'hui incontestablement comme une puissance économique et politique régionale au point de forcer l'allié américain qu'est l'Arabie-Saoudite, traditionnelle puissance de la région, à réagir. Malheureusement contrairement à l'Iran, l'Arabie-Saoudite n'a pas de stratégie, réagi au coup par coup sans véritable résultats. L’Iran possède sa propre cyber armée défensive et offensive, elle a su se positionner sur l’échiquier du conflit syrien et peser dans la balance au point que les russes en ont fait leur caisse de résonnance pour contrer la diplomatie et la politique américain dans la région. Lorsque je vois comment l'Iran se sert entre autre des services de renseignements comme l'un, pas le seul, des leviers de sa stratégie de puissance, je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi les pays sud sahariens ou africains emprisonnent toujours les renseignements en 2017 dans des rôles obsolètes. Pourquoi les renseignements n'arrivent-ils pas à se transformer pour servir les stratégies économiques et d'influences ? Et enfin pourquoi la technologie (BIG DATA, intelligence artificielle, Internet etc… n'est toujours pas un outil complètement intégré à leurs opérations quand nous savons que les citoyens se déplacent de façon constante et forte vers la digitalisation de leurs définitions et de leurs activités ? Il faut repenser complètement le rôle des services de renseignements africains pour redéfinir leurs objectifs dans un nouveau contexte qui si non maîtrisé les réduira à ne plus être utile pour les états qu'à traquer les biens et personnes, rôle facilement transposable aux polices et gendarmerie. C'est donc une question de survie pour eux et les états qu'ils sont censés protéger. La CIA, le MI5, le MOSAD et même la DGSE ont entamé, à des périodes différentes certes, cette transformation. A quand les pays africains ?

La guerre économique se gagnera en Afrique par géo Intelligence….

Je vous renvoie à ma publication sur les enjeux du BIG DATA et des renseignements

http://azizdasilva.cloudaccess.host/index.php?option=com_content&view=article&id=56:le-big-data-un-enjeu-decisif-pour-les-services-de-renseignements-africains&catid=12&Itemid=212